11.12.2011
La ville des lumières
Et surtout, n’oubliez pas de marquer une pause devant la subtilité de mon titre, par rapport à celui de la note précédente.
On a joué à Noël, hier.
Il y a une trentaine d’années, je me souviens avoir lu dans un magazine où ils interviewaient des stars sur les fêtes de fin d’année, la réaction d’Alice Sapritch : « Toute cette effervescence m’agace. J’irai me coucher avec deux aspirines ». A l’époque, j’avais pensé : « Vieille conne ».
Paix à son âme. L’âge aidant, je me transforme de plus en plus en Vieux Con que l’agitation fébrile du mois de décembre horripile, lui aussi. A chaque fois, je ne peux m’empêcher de me dire que cette joie factice n’est JAMAIS suffisante pour compenser la gueule de bois du 2 janvier, que tous les ans je trouve affreuse parce qu’on doit supporter à la fois la fatigue de ce que nous venons de vivre, en même temps que l’angoisse d’une longue période de boulot avant les bienheureuses vacances de février (merveilleuses, celle-là). Pour la vingtième fois, je me dis qu’il faudrait partir loin, loin, des bûches au beurre et des sapins dégoulinants de lumière. Nous le ferons un jour, TiNours et moi. Pour l’instant, nos contingences nous enchaînent ici. On ne fait pas toujours ce qu’on veut.
Bon, en attendant, pour se consoler, on peut bien s’enivrer de vin chaud et de l’odeur des marrons grillés. Ce n’est pas non plus le bagne, à condition d’oublier que ça ne dure pas.
Hier, la place de la Comédie grouillait de monde. Ca pèrenouellait, ça barbapapait, ça marronchaudait, ça dépensaitsanscompter.
Mais, bon, c’était joli. Nous avons fait nos premières emplettes, contents de les trouver originales, pour certaines. Des thés parfumés, à la menthe du Rif, à la cannelle espagnole, aux fleurs champêtres. Des pots de caramel au sel de Guérande : j’espère que les heureux destinataires apprécieront autant que moi cette gourmandise sublime, à verser sur des crêpes, sur des gaufres. Du chocolat aux éclats de nougatine. Là, il vaut mieux que ce soit leur tour de taille plutôt que le mien...
J’ai aussi acheté une paire de souliers, pour mon père. Facile, il a la même pointure, et les mêmes goûts que moi. C’est le pied ! Je suis Papa, pas à pas.
Nous avons dû passer environ deux heures en ville. C’était largement suffisant. Au-delà, les batteries de nos résistances à la foule, à la bousculade, à l’attente et au brouhaha s’épuisent.
Mais, nous avons au moins entamé, un petit peu, nos courses de Noël, alors que d’autres ont la satisfaction de les avoir terminées depuis deux semaines.
Demain est un autre jour.
23:13 Publié dans Loisirs, Shopping | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : noël

