05.12.2011
Je me voyais déjà, en haut de l'affiche...
A quel besoin intérieur correspondent ces portraits, demande Plume. Qu’est-ce qui nous attire dans ces questionnaires à la Proust ? Quel est ce besoin de se définir, de se résumer ?
Bah, moi j’dis, c’est délassant de se compter les poils du nombril. Et puis, présenté de cette façon, c’est rigolo. Alors, je compte, et je me poile.
J’ai eu donc une autre idée. Après les livres, pourquoi ne pas faire pareil avec des titres de films ? J’ai trouvé ça plus dur que l’exercice précédent, pour deux raisons. D’abord, cette fois, je n’ai pas pu limiter mon choix aux seuls films que j’avais déjà vus, je n’y serais pas arrivé. Et puis, il fallait aussi que je reste cohérent par rapport au questionnaire précédent. Je ne pouvais pas dire par exemple que mon moyen de transport préféré c’était « Apollo 11 » en 1 et « Voyage à dos d’éléphant » en 2. C’était difficile ! Mais je pense en définitive que mes deux listes sont complémentaires tout en restant assez honnêtes.
Décris-toi :
Comment te sens-tu : « Tout feu tout flamme » (Rappeneau)
Décris là où tu vis actuellement : « A l’Est d’Eden » (Kazan) (cf liste précédente ! Oui, je me suis pas foulé sur ce coup-là !)
Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu : « Itinéraire d’un enfant gâté » (Lelouch)
Ton moyen de transport préféré : « Vol au-dessus d’un nid de coucou » (Forman)
Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : « Les enfants du Paradis » (Carné)
Toi et tes ami(e)s, vous êtes : « Un dimanche à la campagne » (Tavernier)
Comment est le temps : « Plein Soleil » de René Clément (nananère... !)
Ton moment préféré dans la journée : « Cela s’appelle l’aurore » (Bunuel)
Qu’est-ce que la vie pour toi : « Si c’était à refaire » (Lelouch)
Ta peur : « Le sauvage » (Rappeneau)
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : « Croque la vie » (Tacchella)
Pensée du jour : « Partir, revenir... » (Lelouch)
Comment aimerais-tu mourir : « Adieu l’Ami » (Jean Herman)
La condition actuelle de ton âme : « Docteur Folamour » (Kubrik)
Bien sûr si, comme la dernière fois, Plume et Cornus, ou d'autres, veulent reprendre le défi à leur compte, ils sont les bienvenus ! Amicalement à tous. J
08:40 Publié dans Film, Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.11.2011
Début de week-end d'un Vieux Ronchon

Question météo, ça ne s’arrange pas. Quand on voit ce style de dessin apparaître sur l’écran en fin de journal télévisé, on sait que c’est foutu. C'est la faute aux entrées maritimes et au vent "d'autant" comme ils disent, que je maudis à chaque fois, en me disant que question soleil, ça va être 'Autant en emporte le Vent', rions un peu. Ce qu’il y a de plus marrant, même, c’est que ça fait deux semaines que cela dure. Attendez, il y a encore plus rigolo : la carte de la semaine qui s’annonce est rigoureusement identique.

Jeudi soir, 17h45 : tout content de ce long week-end en compagnie de mon TiNours, qui s’annonce, je quitte le lycée de très bonne humeur, d’un guilleret coup d’accélérateur. Quand j’arrive à la maison, elle est silencieuse et sombre, sauf l’indicateur lumineux du répondeur qui clignote. AH ! Mauvais signe, ça. Cela signifie en général que le train n’est pas passé à Montpellier et que je dois aller chercher mon z’hom à l’arrêt du tram. Mais là, c’est une nouvelle voix qui jaillit du haut-parleur : « Allô, Lancelot ? c’est Arthur, ton collègue du lycée de Camaalot ! Tu es parti en emportant mon cartable, qui ressemble beaucoup au tien, en effet. Pourrais-tu me le rapporter ? » Zut. Je rappelle Arthur en catastrophe, bredouille des excuses confuses, me re-précipite au château, pour lui remettre son Graal. Je réitère mes excuses, mais il est cool et il a pris ça avec bonne humeur, heureusement.
Ca m’était déjà arrivé, ces histoires de permutation de cartables. En arrivant à la maison, j’ai fait ni une ni deux : je lui ai accroché un signe distinctif, à mon Graal de travail. Pas un ruban rouge à la poignée, non. Juste une bande de ruban adhésif gris. Plus personne ne pourra confondre. Ni moi ni les autres.

Le soir, je propose un film à TiNours. Un truc que je me suis procuré par des moyens... peu légaux. Ca a l’air sympa, j’en ai visionné des extraits. Il s’agit d’un couple homo dont l’un est un Français qui veut obtenir une carte verte et rester en Amérique, et qui, pour cela, arrange un faux mariage avec une copine lesbienne. J’avais deux versions en anglais. L’une avec, l’autre sans sous-titres. Evidemment, pour TiNours, c’est mieux avec sous-titres. Et évidemment, c’est le format « avec sous-titres » qui ne passe pas sur la télé. Je m’énerve, je râle, je vitupère, je hurle contre la technique qui nous empêche systématiquement de voir ce qu’on veut voir. Je pourrais faire de la traduction simultanée, mais c'est épuisant. On se rabat sur le très beau film de Sautet, « César et Rosalie » que moi j’avais déjà vu plusieurs fois, mais pas TiNours. Peu importe, je le reverrai avec plaisir. Simplement, après ma crise de rage, en regardant les tribulations amoureuses de Yves, Romy et Samy sur l’écran, je sens que la gorge me fait un peu mal. J’ai dû trop crier... S'il y a un Dieu pour les chevaliers irascibles, ça va passer, non...?
Eh bien, c'est un diable qu'il y a. Ca ne passe pas ! Je vais me coucher avec le feu dans la gorge, et l'incendie ne cesse d’empirer. Le lendemain matin, j’ai la tête dans le cul, je me sens fiévreux et je vacille sur mes jambes. Ca m'apprendra à m'énerver déraisonnablement pour des peccadilles. Et après ? Tout content de faire ma mauvaise tête, et d'avoir l'esprit contradictoire, je m’injecte moi-même le vaccin anti-grippe acheté il y a deux semaines (parce qu’à force de le retarder, il ne servira plus à rien) et je pars faire les courses à midi. Au retour, je me sens tellement mal que je laisse TiNours déjeuner seul et je vais me pieuter pour dormir trois heures d’affilée, avec deux aspirines. En me réveillant, ça va un peu mieux. Suffisamment en forme pour regarder un autre film à la télé, à deux, et souper, légèrement. Un film avec Eric Bana, un autre « chéri » à moi. TiNours et moi avons chacun notre collection, de "chéris" : pas de jaloux.
Le soir, on fait chambre à part, par nécessité (TiNours et moi, pas Eric Bana et moi... tout de même...). J’ai pris un grog, je transpire des litres pendant la nuit. Apparemment, ça porte ses fruits. Au matin, un léger mieux à l’horizon, sur mes amygdales. En revanche, l'ouverture du volet fait encore apparaître, devant mes yeux blasés, un ciel désespérément gris souris. Le pire.
Et le plus incroyable, dans tout ça, c’est que je conserve le moral. Nananère.

PS : Après insertion des photos, je me rends compte, à la re-lecture, que le résumé du film concernant le couple homo en quête de carte verte, 'en parallèle' avec l'affiche de César et Rosalie, est à hurler de rire ! Alors je laisse tout en l'état ! Vous ferez la part des choses ! :-)
18:43 Publié dans Film, Météo, Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : eric bana, romy schneider, maladie, tinours

